Le point de départ
Ce que dit ta mention
Le Passeport Talent, devenu carte talent depuis la loi du 26 janvier 2024, n'est pas un titre unique.
Chaque carte porte une mention et chaque mention autorise une activité précise. C'est elle qui décide
si la SASU est une option ou un piège.
Mention salarié qualifié ou Carte Bleue Européenne : ton titre repose sur
un contrat de travail et une rémunération minimale, 1,5 fois le SMIC annuel brut pour la première, 2 fois pour la seconde.
Or le président de SASU est un mandataire social. Pas de contrat de travail, pas de bulletin de salaire au sens classique.
Porter ton activité en SASU implique un changement de statut vers une mention entrepreneur ou porteur de projet,
avec une instruction longue et un résultat incertain.
Mention porteur de projet : là, la SASU colle à la mention.
Mais la préfecture attend un vrai projet d'entreprise, un investissement et des preuves de viabilité économique
à chaque renouvellement. Pour un freelance IT qui facture des missions en régie, ce costume est large et fragile.
Le résumé tient en une phrase : la préfecture ne lit pas tes statuts de société, elle compare ta situation réelle
à ta mention. Si ta mention dit salarié et que ta vie dit mandataire social, ton renouvellement part mal.